mercredi, 23 mai 2012
La dérive du financement public des partis
Connaissez-vous l'Alliance Royale, le Trèfle, le RIC ou même le POI ? Non certainement et pourtant ces groupuscules et quelques autres alignent plusieurs candidats aux élections législatives dans le Rhône. Ce faisant, ils alimentent l'inflation électorale qui fait que pour 14 circonscriptions il y a 185 candidats, soit une moyenne de 13 avec un pic dans la 3e à Lyon : 21 candidats ; en vrac et que chacun y retrouve ses petits : PO, LO, NPA, SP, FG-PCF, EE-LV, FN, UMP, RIC, AR, PS, VAM, Centre, CNIP, AEI, PP, CAP 21, MRC, ARC, LDD, CPLF, d'après les étiquettes déposées à la préfecture. On pourra dire que c'est là signe de vitalité de la démocratie, qu'un très large éventail d'opinions est vivifiant. Bernique, mon oeil, tintin. Ce déluge de candidats et de sigles traduit surtout une perversion de notre système de financement public des partis. Il y a des dizaines de candidats que les électeurs ne verront jamais pour la simple raison qu'ils ne font que de la figuration pour un parti ou mouvement plus ou moins fantoche avec comme seul objectif de grappiller quelques voix pour espérer être éligible à ce fameux financement public et basta. Il y a quelques années il y avait eu ainsi plusieurs candidats dans le Rhône qui étaient tous....Marseillais. Inutile de vous dire qu'ils ne rencontrèrent pas un seul rhodanien…. Sans doute étaient-ils tous parents, voisins ou amis les uns des autres. Bref, si le financement public a contribué à assainir la vie politique, il serait peut-être temps de se pencher sur ses dérives.
Michel Rivet-Paturel
18:59 Publié dans Centre, Europe Ecologie Les Verts, Front de Gauche, Front National, Législatives, Lutte Ouvrière, Nouveau Centre, NPA, Parti Radical Valoisien, Parti Radical de Gauche, PS, UMP | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : législarives, rhône, dérives |
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