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samedi, 07 avril 2012

Une visite un tantinet cafouilleuse

 

Espérons pour François Hollande que l'ensemble de ses déplacements en province ne sont pas (dés)organisés comme celui qu'il fit hier, vendredi 6 juin, à Vaulx-en-Velin. Le candidat était pourtant parti sur de bonnes bases : désireux de passer non en éclair sur une dalle de banlieue mais de prendre le temps de découvrir une cité, il était arrivé la veille au soir, avait couché sur place dans un simple 2 étoiles pour attaquer sa matinée dans les meilleures conditions  à 9h30.


Jusque là, cela correspondait assez bien  à l'image que renvoie l'homme : sérieux, simplicité, proximité. C'était sans compter avec ses entourage (s) et partisans. Car le candidat n'a pas forcément ceux qu'il mérite.

 

Si nous avons bien compris après coup, le problème vint que tout le monde a plus ou moins mis son nez dans la préparation et la gestion de cette journée : l'équipe nationale, la fédération plus quelques autres. Bon, mis à part cette relative pagaille, deux mots sur quelques points plus positifs ou plus amusants.

 

D'abord, la sympathie que dégage naturellement François Hollande : ni les années ni sa nouvelle dimension n'ont eu prise sur une de ses principales qualités : cet homme aime les gens et a avec eux un comportement tout à la fois naturel et spontanément bienveillant. D'où la force du regret qu'à Vaulx-en-Velin ses trop nombreux amis organisateurs lui aient peu donné l'occasion de rencontrer et parler dans la rue avec les "vrais gens". Heureusement qu'il y eut une horde de moutards sortant de l'école pour l'acclamer ou encore cet étudiant de l'ENTPE, Timoté qui, accessoirement, est,  physiquement, copie conforme de Lionel Jospin jeune.

 

Le plus drôle toutefois ce fut la présence conjointe de Gérard Collomb et de Nathalie Perrin-Gilbert à la mini réunion publique tenue en plein air au jardin de la paix et de la liberté. Le maire de Lyon qui avait accompagné le candidat socialiste tout au long de la matinée se trouvait très naturellement proche de lui à son arrivée au parc. Le maire du 1er arrondissement ne rejoignant la caravane socialiste qu’à ce moment là tenta, en pénétrant dans l’espèce de carré réservé aux élus devant le pupitre de François Hollande, de s’approcher de celui-ci pour lui parler et sans doute se faire prendre en photo en sa compagnie  (exercice, au demeurant, que Thierry Braillard maîtrise à la perfection et dont il fit une nouvelle fois la démonstration en cette fin de matinée). Pour en revenir à Nathalie Perrin-Gilbert, quoique stimulée et aidée par une de ses amies, elle ne parvint pas a voir Fançois Hollande avant son discours. Le maire de Lyon veillait au grain et sut, au moment opportun, faire, mine de rien, barrage de son corps pour bloquer tout passage à sa camarade de parti.

 

Suivie, après l’intervention du candidat, une seconde scène, statique, avec les mêmes acteurs mais hilarante. Durant l’interview en direct que François Hollande donnait à BFM TV, les élus et personnalités assistaient à la scène à quelques mètres de là en une espèce de demi cercle informel. C’est ainsi que se trouvèrent côte à côte à se toucher nos deux grands ami et amie lyonnais. La gueule fermée, cadenassée de Gérard Collomb et son regard figé au loin tout en tournant presque le dos à sa voisine, étaient à pisser de rire, sans vouloir être trop vulgaire. En face – mais dans l’axe de la caméra, légèrement décalé par rapport à l’interviewé qui croyez-vous qu’il y avait ? Allez c’est trop facile, presqu’un cadeau de Pâques : Thierry Braillard of course.

 

C’était notre petite contre plongée sur un  déplacement de campagne. Joyeuses Pâques à tous.

 

Michel Rivet-Paturel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

13:37 Publié dans Présidentielle, PS | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : hollande, campagne présidentielle, vaulx-en-velin |  Facebook | | | |

Commentaires

Vous dites visite "désorganisée", je me permet de vous faire remarquer que vous avez écrit le 6 Juin au lieu du 6 avril pour un journal, c'est une "mini boulette"....enfin moi j'ai trouvé cela sympa. Bien sûr ce n'était pas un grand meeting, mais une visite.assez simple...Puis votre commentaire "la gueule fermée, cadenassée", n'aurait peut être pas été employé si c'était N. SARKOZY qui s'était risqué à aller dans une banlieue.....mais là on est dans la fiction car Le Président est trop bien pour fréquenter la banlieue....

Écrit par : Michèle | dimanche, 08 avril 2012

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