samedi, 11 février 2012

La région contourne la campagne électorale

Le conseil régional qui a tenu une session jeudi et vendredi se réunira à nouveau en mars et ce sera ensuite rideau jusqu'après la lourde séquence électorale qui s'achèvera mi juin avec le second tour des législatives. Les conseillers régionaux ne se retrouveront que début juillet. La France aura alors un (peut-être) nouveau Président, un (assurément) nouveau gouvernement et une (tout aussi assurément)  nouvelle Assemblée nationale.


 Les passions ne seront pas forcément totalement retombées mais, au moins, l'exaltation des campagnes électorales, rarement très bonne conseillère, sera passée. C'est pourquoi d'ailleurs, dans les couloirs de lac Région,  beaucoup se félicitaient de cette espèce d'espace-temps neutralisé de quasiment quatre mois.

Non seulement les partisans de François Hollande, Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et, éventuellement, de quelques autres n'auront ainsi pas l'occasion de s'étriper verbalement  dans l'hémicycle au coeur de la campagne présidentielle, mais en plus cela évitera que les très nombreux conseillers régionaux qui seront candidats, parfois les uns contre les autres (rien que dans le Rhône ils sont presqu'une vingtaine sur quarante à postuler) ne se donnent des noms d'oiseaux en pleine assemblée. 

Evidemment, un Bruno Gollnisch était beaucoup moins exposé que tout autre puisque lui va tenter sa chance ce coup ci dans le Var. Mais imaginez un peu qu'il se trouve deux élus - tous deux la majorité régionale, qui plus est appartement également à l'exécutif, candidats dans la même circonscription.  Mauvais scénario alors que  "Toute ressemblance avec des faits, des situations ou des personnages existants serait fortuite"? Des nèfles mon général ! Cette situation est inscrite dans la réalité vivante de notre riche paysage politique.

Bon, comme on ne balance pas on vous donne juste quelques indices pour trouver les deux acteurs principaux : y en a un qui a déjà été candidat dans cette même circonscription en 2007, y a un autre qui vient de pondre un bouquin  "Un pédagogue dans la cité". Y en a un qui n'est officiellement pas soutenu par le PS mais que pratiquement tous les socialistes du coin soutiennent, tandis que l'autre il est soutenu officiellement par le PS mais il rame pour trouver une suppléante de ce parti,  quand aux militants PS pour faire sa campagne, je vous raconte même pas la galère...

Bon, vous avez trouvé ? Si c'est non, c'est que vous avez du arriver par hasard sur ce blog et que la politique locale vous intéresse peu parce que pour passer à côté du plus beau psychodrame des législatives, il faut le faire exprès.  Enfin, le plus beau ça se discute...le plus beau à gauche parce que à droite y a aussi le cas Nachury-Berra, impitoyable duel de dames qui est pas mal non plus. Mais bon, c'est une autre histoire, un autre scénario (d'ailleurs aucune des deux ne siège au conseil régional). Allez, ultime indice pour que vous ne quittiez pas cet écran idiot : dans notre histoire vraie, c'est Th.B contre Ph. M.

 

Michel Rivet-Paturel

 

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